ECLIPSE DE LUNE – 27 JUILLET 2018

L’événement était annoncé sur les médias nationaux depuis quelques jours : éclipse totale de Lune, et en prime, le passage de Mars à l’opposition, à une distance de la Terre la plus proche depuis 2003 : il n’était donc pas étonnant que la foule soit nombreuse aux grilles de l’observatoire Pierre Joannard ce vendredi soir 27 juillet. Malheureusement, malgré un ciel sans nuage les jours précédents, des nébulosités envahissaient peu à peu le firmament, si bien qu’au lever de le Lune il n’y avait absolument rien à voir dans le ciel.
Le public, évalué à plus de deux cent personnes, ne s’est pas découragé, et s’est installé sur la pelouse de l’observatoire pour voir les instruments, visiter la coupole, et discuter avec les bénévoles de l’AAA. Et la patience a été récompensée ! Au fil de la soirée, on a vu apparaître quelques étoiles au zénith, puis une faible lueur rougeâtre derriére les nuages à l’Est. A l’occasion d’une brève déchirure dans le rideaux nuageux, Romain, dont la lunette armée d’un APN, était en position, a pu capturer dans un fond de brume une Lune cuivrée du plus bel effet.

Puis le rideau opaque s’est peu à peu dissipé, et nous avons pu assister à la dernière phase de l’éclipse, avec une Lune en croissant inhabituel qui a retrouvé vers minuit son aspect entièrement éclairé.
Profitant de l’embellie, les télescopes se sont tournés aussi vers Saturne, Mars et quelques objets du ciel profond comme M57 ou M31.

Rendez-vous est maintenant pris pour la prochaine éclipse de Lune, le 21 janvier 2019. Mais là, ce sera plus dur, puisqu’on sera en plein hiver, et que l’éclipse sera visible en seconde partie de nuit !

Festival du Soleil – Journée Pierre Bourge du 16 juin 2018

Pour la troisième fois consécutive, l’AAA a participé aux Journées Pierre Bourge, organisées dans toute la France en souvenir d’un immense vulgarisateur passionné d’astronomie.
Tout au long de l’après-midi de ce 16 juin ensoleillé, une cinquantaine de visiteurs se sont présentés à l’observatoire Pierre Joannard, pour en apprendre un peu plus sur notre étoile.
Malgré le ciel dégagé, l’observation directe du Soleil a été un peu décevante, car l’activité de l’astre étant actuellement faible, le public n’a pu voir aucune tache solaire, et seulement une petite protubérance.
Les attentes se sont reportées sur une nouvelle animation consacrée aux cadrans solaires : grâce à quelques schémas et maquettes, et aussi au cadran solaire offert à l’association par le général Maurice Francillon, le public a pu un peu mieux comprendre le principe de fonctionnement de ces appareils qui remontent à la plus haute antiquité. Il a aussi découvert pourquoi l’heure solaire ne correspond jamais à l’heure de notre montre !

Nouvelle page pour le calcul d’éphémérides

L’association vient de mettre en ligne une nouvelle page dédiée au calcul des éphémérides.

C’est une copie autorisée et partiellement traduite en français du projet de Peter Hayes.
Cette nouvelle page permet de personnaliser les éphémérides, le lieu, la date et le nombre de jours.
La partie « Aide » reste à traduire, si vous voulez participer, veuillez nous contacter.

https://astronomie-ain.fr/hayes/ephemeris.html

L’AAA en pleine « Belgitude »

Suite à la proposition formulée par Altec (qui organise de nombreux événements scientifiques dans l’Ain, dont la Fête de la Science), l’Association Astronomique de l’Ain s’est installée le samedi 12 mai place Edgar Quinet à Bourg en Bresse. L’objectif était de participer à un parcours pédagogique retraçant l’histoire de l’Univers, du Big Bang à nos jours. Et comment cette évocation des origines de l’Univers pouvait-elle s’intégrer au cœur des journées  consacrées à la « Belgitude », du 8 au 16 mai 2018 ? Grâce à la figure de Georges Lemaître, l’astrophysicien belge qui est aussi une grande figure de la théorie qui fut appelée plus tard le « Big Bang ».

                  

Grâce à l’organisation parfaite gérée par Altec, les membres de l’AAA (Guillaume, Georges, Gérard et Jean-Claude), disposaient non seulement de tables et de chaises, mais de quelques maquettes parfaitement adaptées aux circonstances, et de montages expérimentaux aussi performants que pédagogiques. 

Tout au long de l’après-midi des visiteurs de tous âges, profitant d’un temps particulièrement clément, se sont succédé pour découvrir non seulement les premiers instants de l’Univers, mais aussi les grandes structures comme les amas de galaxies, et les différents objets qui peuplent le ciel profond.
La suite du parcours pédestre, par la rue Victor Basch, la rue Guichard et la rue Pasteur, permettait de tout savoir sur la formation du Système Solaire, puis l’apparition de la vie sur Terre, et enfin la naissance de l’espèce humaine.
Cette journée de collaboration entre Altec et l’AAA laisse donc un bilan très positif, et pourra sans doute donner des idées pour d’autres animations scientifiques communes.

                    

 

Pleine Lune et traditions


Autrefois les indiens d’Amérique du Nord avaient l’habitude de donner des noms aux différentes pleines Lunes de l’année. 
Cela permettait d’avoir des repères pour la vie quotidienne, en particulier dans le domaine de la chasse et celui de l’agriculture. Mais  comme le calendrier lunaire ne correspond pas avec l’année solaire, puisqu’il n’y a pas un nombre entier de lunaisons dans la période de révolution de l Terre autour du Soleil, ils étaient obligés de « tricher » un peu, en rajoutant une pleine Lune de temps en temps dans leur année.
Lorsqu’ils sont arrivés, les colons venant d’Angleterre ont adopté la même coutume, et la tradition s’est maintenue jusqu’à aujourd’hui, si bien que dans les éphémérides publiées dans les media américains, on trouve très souvent des dénominations imagées appliquées aux pleines Lunes de l’année en cours.

Nous avons consulté l' »Almanach du Vieux Fermier » pour vous donner ci-dessous le tableau des Pleines Lunes de l’année 2018, avec les appellations les plus courantes qui leur sont affectées. Certaines Lunes portent plusieurs noms, car les différentes tribus indiennes ne leur donnaient pas toujours la même signification.

A noter que les américains ont pris l’habitude de désigner par « Blue Moon » (la Lune bleue) la deuxième Pleine Lune qui se produit dans le même mois. En 2018, il y a deux « lunes bleues », une en janvier et une en mars.

N. B. : dans le tableau ci-dessous, les heures de Pleine Lune sont indiquées en heure UTC (Temps Universel Coordonné)

Nom des lunes

Pour plus de détails, vous pouvez consulter (en anglais) le site « The Old Farmer’s Almanac », à la rubrique « Astronomy ».

https://www.almanac.com/

NUIT DE LA LECTURE A CORMOZ

La Nuit de la Lecture est un événement national, patronné par le Ministère de la Culture. La seconde édition se tiendra le samedi 20 janvier 2018. Toutes les bibliothèques et librairies de France sont appelées à y participer, en créant dans leurs locaux des animations gratuites pour tous publics.

La bibliothèque de Cormoz a demandé le concours de l’AAA pour une soirée ayant pour thème l’astronomie. Nous apporterons donc notre concours à différents ateliers :

  • mini-conférence sur le Ciel et les Saisons.
  • présentation du Système Solaire
  • lecture de poèmes avec projection de photos
  • observation du ciel au télescope si la météo le permet

Le Planétarium Bressan sera également présent, et la bibliothèque de Cormoz aura de son côté préparé un coin lecture, un coin multimédia, une exposition « Ciel, miroir des Civilisations », et un atelier origami avec fabrication d’étoiles.

Rendez-vous donc à la bibliothèque municipale de Cormoz, qui se trouve 26, rue de la Salle des Fêtes (accès à l’arrière de la mairie de Cormoz), le samedi 20 janvier de 18 h à 22 h.

Téléphone : 06 47 06 79 30

Des étoiles filantes pour Noël ?

A la mi-décembre, les nuages nous ont empêchés de profiter d’une des plus belles pluies d’étoiles filantes de la fin d’année, celle des Géminides. Mais tout n’est peut-être pas perdu, car un autre essaim est annoncé du 17 au 26 décembre : celui des Ursides, qui montre un maximum le 22 décembre vers 14 heures.
Comme son nom l’indique, l’essaim des Ursides est attaché à la Petite Ourse. Plus précisément, son radiant est proche de l’étoile Kochab (UMi). Cette position fait qu’en principe il est visible toute la nuit.

 

Cet essaim est associé à la comète 8P Tuttle, dont le dernier passage au périhélie date de janvier 2008. 

Depuis 1988, son taux horaire moyen se situe entre 10 et 35, avec quelquefois des pointes jusqu’à 50. Cette année le maximum aura lieu en début de lunaison, ce qui permettra une observation sans être gêné par l’éclat de la Lune

La météo n’est pour l’instant guère favorable pour le 22 décembre, mais il semble que le ciel veuille bien se dégager pour le 23 et le 24 décembre, alors… il restera peut-être quelques belles étoiles filantes à contempler pour terminer l’année 2017 en beauté !

Ancien membre de l’AAA à l’honneur

The Star Formation Newletter

La très sérieuse lettre scientifique « Star formation newsletter », diffusée à plus de 2000 chercheurs et étudiants dans 34 pays, a choisi pour sa première de couverture, pour un 25e anniversaire d’un bulletin, une photo réalisée par Bastien Foucher, astrophotographe amateur et ancien membre de l’AAA. (Bastien a quitté le Revermont en 2016 pour sa Bretagne natale).
l’Institut d’astronomie de l’Université d’Hawaï emploi plus de 300 chercheurs répartis en 55 facultés et gère le plus gros observatoire du monde : l’observatoire du Mauna Kea https://www.ifa.hawaii.edu/mko/, situé à 4200m d’altitude en plein océan Pacifique, cet institut a donc retenu une photo de Bastien, la nébuleuse de la Carène, photo réalisée lors de son voyage au Chili, dans le désert d’Atacama. Cette image avait déjà été mise à l’honneur par l’APOD (Astronomical Picture of the Day) en août dernier. https://apod.nasa.gov/apod/ap170815.html.
Le lien vers ce bulletin http://www.ifa.hawaii.edu/~reipurth/newsletter/newsletter300.pdf
Le site Internet de Bastien http://www.bastienfoucher.com/
Bravo à lui !