Activités de l’été 2020

En raison de la crise sanitaire actuelle, il n’y aura pas cet été de manifestation ouverte au public sur le site de l’observatoire de l’AAA.

La séance d’observation du ciel pour la Nuit des Etoiles est donc annulée.

L’AAA animera deux Randonnées aux Etoiles, les 10 et 17 août prochains, sur réservation obligatoire auprès de l’Office de Tourisme de Bourg en Bresse.
Téléphone : 04 74 22 49 40

https://www.bourgenbressetourisme.fr/agenda-evenements/balade-decouverte-des-etoiles/5495712/

Pour compenser les difficultés rencontrées par les clubs pour gérer des manifestations durant la crise, l’Association Française d’Astronomie propose sur son site des tutoriels permettant d’organiser de chez soi des veillées aux étoiles, en indiquant en particulier à quel moment et dans quelle direction on peut voir les objets célestes remarquables. Sur une tablette ou un smartphone, on peut donc avoir les indications nécessaires pour des observations à l’oeil nu ou au télescope.
Trois thèmes successifs seront disponibles, à la même adresse :

https://www.afastronomie.fr/veillees/

– Du 7 au 9 août : la Voie Lactée et les constellations du ciel d’été
– Du 10 au 15 août : la pluie d’étoiles filantes des Perséïdes
– Du 16 au 22 août : la planète Mars

Les cartes du ciel et indications diverses sont complétées par de nombreuses vidéos et des podcasts permettant une information complète sur tous ces sujets.

Une visiteuse à la belle chevelure…

Depuis le début du mois de juillet, une nouvelle comète est devenue visible dans le ciel de l’hémisphère Nord. Découverte par le satellite de la NASA NEOWISE, spécialisé dans la recherche d’objets proches de la Terre, elle a reçu le matricule C/2020 F3 et le surnom de Neowise.
Avant le 14 juillet il fallait l’observer juste avant le lever du jour, mais depuis cette date elle devient observable toute la nuit, en-dessous de la Grande Ourse. Sa luminosité permet de la voir à l’oeil nu dans un ciel bien noir sans pollution lumineuse, mais on profite pleinement du spectacle en s’aidant d’une paire de jumelles. Malheureusement son éclat va maintenant diminuer au fil des jours, à mesure qu’elle s’éloigne du Soleil.

La simulation ci-dessous donne la position de la comète jour par jour entre le 18 juillet et le 2 août, pour une observation vers 23 h 30 le soir.

Quelques membres courageux de l’AAA se sont levés très tôt en début de mois pour saisir le bel astre chevelu au ras de l’horizon.

Photo Yves Lhoumeau le 12 juillet
Panorama par Claude Roth le 13 juillet, la comète sous l’arche du viaduc de Cize-Bolozon

Ou en soirée, à partir de la mi-juillet :

Photo Roger Moretti le 18 juillet au col de la Biche

Observer une galaxie – M83

Les galaxies sont des objets du ciel profond souvent difficiles à observer dans de petits instruments. C’est aussi l’occasion de se surpasser, de persévérer à trouver ces petites taches grises sur le fond du ciel.

Cette période de l’année, au printemps, est particulièrement propice à leur observation à condition de bénéficier d’un ciel sans lumière parasite, sans pollution lumineuse. Dans les constellations comme le Lion, la Vierge ou dans Coma de Bérénice il y a des dizaines de milliers de galaxies, la plupart d’entre-elles ne sont pas accessible aux instruments d’amateur, mais celles qui sont observables sont toutefois nombreuse et il faut prévoir plusieurs nuits pour toutes les observer. Par exemple sous un ciel exceptionnel, un instrument de 90mm de diamètre peut attendre la magnitude limite de 12,5 et un instrument de 300mm de diamètre atteindra une magnitude limite de 14,5. Ces limites sont en fonction de la noirceur, la qualité du ciel mais aussi en fonction de la qualité de l’instrument et même de l’âge de l’observateur, tout comme l’état de fatigue de ce dernier.

Galaxies, chaque marque rouge représente une galaxie, et toutes ne sont pas représentées, elles sont bien plus nombreuses mais beaucoup plus faibles. Logiciel gratuit Carte du Ciel

Le catalogue de Charles Messier, un astronome français, éminent chasseur de comètes du XVIIIe siècle, est renommé pour avoir créé le fameux

Charles Messier (1730-1817)

catalogue d’objets du ciel profond portant son nom et comportant 110 objets du ciel profond observables depuis notre hémisphère avec des instruments d’amateur. Il inclut M83 (ou NGC 5236), une galaxie spirale de type SABc, située dans la constellation de l’Hydre Femelle, et découverte le 23 février 1752 au Cap de Bonne-Espérance par l’abbé Nicolas-Louis de Lacaille., Bien que située très au sud avec une déclinaison négative, elle est visible depuis nos latitudes

Constellation de l’Hydre – IAU and Sky & Telescope magazine (Roger Sinnott & Rick Fienberg)

Profitez des prochaines nuits sans lune pour la repérer, à l’aide de la carte ci-dessous que vous pouvez imprimer, utilisez Π (Pi) Hyd et γ (Gamma) Hyd, deux étoiles de 3e magnitude comme repères.

M83 Image European Southern Observatory (ESO)

Carte de la région de m83  au format PDF, carte générée avec le logiciel COELIX    

Une Pleine Lune un peu particulière…

La Pleine Lune qui a eu lieu au début du mois d’avril (très précisément le 8 avril à 2 h 35 min. UTC) présentait quelques caractéristiques particulières :

C’était la première Pleine Lune du printemps 2020, et à ce titre précédait le dimanche de Pâques. La règle qui fixe en effet la date de Pâques pour les chrétiens, définie en 325 au concile de Nicée, précise : « Pâques est le dimanche qui suit le quatorzième jour de la Lune qui atteint cet âge au 21 mars ou immédiatement après. »

D’autre part, il se trouve que cette Pleine Lune s’est produite au périgée, c’est-à-dire au plus près de la Terre, à un moment où cette distance est la plus faible. Nous avions donc une « grosse » Pleine Lune, bien que la différence de taille avec les Pleines Lunes « normales » ne soit pas perceptible à l’œil.

Comme la météo est favorable en ce moment, c’était l’occasion de faire quelques belles photos.

Claude Prost a saisi le lever de la Lune au soir du 7 avril, avec un spectateur qui lui a inspiré quelques vers :

« Maître corbeau sur un bouleau perché
Confiait à la Lune nouvellement levée
Sa déception amère
D’avoir perdu son camembert… »

   

Notons que chez certaines tribus amérindiennes, les différentes lunaisons de l’année portent chacune un nom : la première lunaison du printemps s’appelle « Lune de la sève » , ou aussi … « Lune du corbeau » !

Claude Roth, pour sa part, a saisi la belle Séléné au moment de son coucher, le 8 avril au matin.

Cette lunaison s’achèvera à la prochaine Nouvelle Lune, le 23 avril à 2 h 26 min. UTC. Le très fin croissant de Lune qui apparaîtra au soir du 24 avril marquera le début du mois de Ramadan. Ce sera aussi le début de la « Lune Rousse », redoutée des jardiniers : la lunaison qui suit la fête de Pâques est en effet une période dangereuse, car il peut toujours s’y produire des gelées nocturnes, alors que les plants nouveaux du jardin sont encore fragiles.

Les astres ne sont pas confinés …

Rien n’arrête la ronde des planètes et des étoiles !
En ce début de mois d’avril, la planète Vénus est passée, entre le 2 et le 4 avril, devant l’amas des Pléïades. C’était un beau spectacle à contempler après le coucher du Soleil à l’horizon Ouest.
La scène a été immortalisée par plusieurs membres de l’AAA, à l’affût derrière leurs instruments.

              

En réalité, Vénus n’est pas « dans » les Pléîades, mais nous voyons une perspective dans l’espace : la lumière met environ 6 minutes à nous parvenir de Vénus, alors que depuis les Pléïades, le trajet dure un peu plus de 400 ans !

Décès de Jean-Claude Pecker

Nous avons appris le décès 20/02/2020, à l’âge de 96 ans, du professeur Jean-Claude Pecker, membre de l’Académie des sciences, professeur au Collège de France.
M. Pecker était venu à Bourg-en-Bresse en 1982 pour le 250e anniversaire de la naissance de Lalande. A cette occasion, il prononça une très intéressante conférence sur Lalande au Centre Albert Camus (publiée ensuite dans les Annales de la Société d’émulation de l’Ain), inaugura la méridienne restaurée sur l’Hôtel de Ville, fit une halte devant le cadran solaire de Brou, Il a ensuite visité l’observatoire de l’Association astronomique de l’Ain. Il est revenu dans l’Ain en 1987 à Ambronay cette fois si pour le 100e anniversaire de la mort de Louis Thollon, né dans cette commune. Louis Thollon était un pionnier de la spectroscopie solaire à l’observatoire de Nice, observatoire que dirigeait Jean-Claude Pecker dans les années 1960. M. Pecker était un scientifique très éminent, qui fut élu très jeune, secrétaire général de l’Union astronomique internationale, il était le dernier survivant des astronomes ayant été nommément désignés dans le testament de Mme Gabrielle Flammarion pour veiller, après elle, sur l’observatoire de Juvisy créé par son mari.
(Source Philippe de La Cotardière, fondateur de l’Association astronomique de l’Ain et ami de M. Pecker)

 

Jean-Claude Pecker

Photo : La Lettre du Collège de France

 

Permanence mensuelle

À partir du mois de février 2020, l’association lance une permanence mensuelle pour nous rencontrer, avoir des renseignements, ou pour vous inscrire pour devenir membre.

Ça sera tous les premiers samedi du mois de 15h00 à 17h00 à l’observatoire Pierre Joannard

N’hésitez pas, entrez et venez nous rencontrer !

Assemblée générale 2020

Notre Assemblée Générale ordinaire de 2020 se tiendra à partir de 14 h 30, le samedi 11 janvier 2020, dans la salle du Colombier à Ceyzériat. Cette salle se trouve place du 19 mars 1962, face à la mairie de Ceyzériat, à proximité du bâtiment de la communauté de communes de la Vallière.

Au cours de cette assemblée, nous ferons le bilan de l’année écoulée, nous verrons ensemble les événements et animations qui émailleront 2020, et nous terminerons dans la bonne humeur autour du verre de l’amitié.

Transit de Mercure devant le Soleil

En ce 11 novembre 2019, la météo semblait incertaine, le ciel était nuageux en début d’après-midi et une petite bise maintenait la température aux environs de 7°C.
Huit membres de l’AAA avaient cependant misé sur une éclaircie, et effectivement on voyait du ciel dégagé vers le Val de Saône.
Quatre instruments étaient installés : un télescope Celestron C9 et une lunette de 150 mm, tous deux munis de filtres solaires à ouverture totale, et un couple de lunettes installées en parallèle sur une monture AZ-EQ5 : lunette Skywatcher de 80 mm avec filtre à ouverture totale, et la toute nouvelle lunette Coronado SolarMax SMT 60-15, qui voyait à cette occasion sa première lumière en H alpha.

Les instruments déployés à l’observatoire, on attend le Soleil…

Le premier contact à 13 h 35 n’a malheureusement pas été visible, mais peu à peu les nuages se sont morcelés, et avec beaucoup de patience et un peu de chance, les observateurs ont pu distinguer, de mieux en mieux, le petit point noir de Mercure comme posé sur la surface du Soleil.

De 14 h 30 à 15 h 30, environ, le jeu de cache-cache avec les nuages s’est poursuivi, avec quelques passages presque dégagés. Les obturateurs des appareils photos ont crépité en rafales pour enregistrer des images rares.

Patience, patience…
Cliché Roger Moretti

Prêt à déclencher…

Il faut viser entre les nuages…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette observation a permis de visualiser très concrètement la différence de taille entre Mercure et le Soleil, et donne également une idée de la petitesse de la Terre !

Il ne reste plus maintenant qu’à espérer une météo clémente lors des prochains transits de Mercure, tous visibles en Europe,… le 13 novembre 2032, le 7 novembre 2039 et le 7 mai 2049.

A vos agendas !!