Soirée « Lune » à Courmangoux

A l’invitation de l’association « L’envol », nous avons animé la fin de l’après-midi du samedi 16 mars 2019, à la salle des associations de la mairie de Courmangoux.

Devant un public d’une quarantaine de personnes, nous avons abordé différents thèmes relatifs à notre satellite, la Lune : sa formation, ses caractéristiques physiques, l’origine de ses reliefs et de ses paysages. Puis l’analyse des mouvements de la Lune par rapport à la Terre et- au Soleil ont permis d’expliquer les phases visibles de la Terre, les éclipses, le phénomène des marées, et même l’utilisation des calendriers lunaires.

Quelques explications en salle…

Enfin, en cette année du cinquantenaire de la mission Apollo 11, il était naturel d’évoquer la « course à la Lune » entre Américains et Soviétiques qui s’est déroulée de 1957 à 1969.

Après une conclusion sur le mode poétique, l’ensemble des participants a gagné un emplacement extérieur, pour profiter d’un ciel miraculeusement dégagé après deux semaines de pluie et observer la Lune en direct. Grâce à l’aide de Roger, venu d’Oyonnax avec son matériel, nous avons pu disposer d’un télescope de 235 mm et d’une impressionnante lunette de 150 mm, ce qui a permis à tous, sans attente excessive, d’admirer les paysages lunaires tels que le Golfe des Iris, la Mer des Pluies et les cratères Copernic, Tycho… Certains ont aussi reconnu quelques constellations du ciel d’hiver, et jeté un coup d’œil sur la nébuleuse d’Orion.

Observation à la lunette de 150 mm.

La séance d’observation s’est terminée vers 21 h. et il semble que beaucoup de participants aient l’intention de venir en voir un peu plus à l’observatoire de l’AAA, peut-être à l’occasion de la prochaine éclipse de Lune, le 16 juillet prochain, ou des Nuits des Etoiles en août.

Nous remercions la municipalité de Courmangoux, qui a permis la réussite de cette soirée en prêtant ses locaux, ainsi que la présidente de l’association « L’envol », Madame Mireille Cayreyre, qui a assuré toute la soirée une animation dynamique et souriante.

Une étoile quintuple dans la constellation d’Orion

La constellation d’Orion est actuellement au meilleur de sa visibilité : on peut l’observer dès la tombée de la nuit, et rechercher les nombreux trésors qu’elle renferme.

Traduction d’un article daté du 25 janvier 2019, par BRIAN VENTRUDO à retrouver sur le site « Cosmic Pursuit » dans la rubrique DEEP SKY

Le Complexe de nébuleuses d’émission, de réflexion, et de nébuleuses obscures près des étoiles Alnitak et Sigma Orionis. La nébuleuse de la Tête de Cheval est au centre. Sigma Orionis est l’étoile brillante à gauche de la Tête de Cheval. La pâle nébuleuse de la Flamme, coupée en deux par un chemin sombre de poussière, est en bas à droite près du centre.
Crédit photo : Terry Hancock and GrandMesaObservatory.com 

C’est peut-être la plus belle étoile multiple du ciel, visible à la fois pour les observateurs du Nord comme du Sud : Sigma Orionis est un système de cinq étoiles liées gravitationnellement, dont quatre sont visibles lors d’une observation soigneuse avec un petit télescope. L’étoile la plus brillante de ce groupe est une des plus lumineuses connues, et elle illumine le gaz et la poussière autour de la célèbre nébuleuse de la Tête de Cheval, près de la Ceinture d’Orion. Cette étoile mourra un jour, comme beaucoup d’étoiles d’Orion, dans une spectaculaire explosion de supernova.
Sigma Orionis n’a pas un nom facile à retenir, mais elle n’est pas difficile à trouver. Elle est juste au sud d’Alnitak, la plus orientale des étoiles de la Ceinture d’Orion.  La magnitude visuelle totale est de 3,6, donc elle est visible même dans un ciel urbain pollué par la lumière.

Ce qui semble une seule étoile à l’œil nu est en réalité un groupe de cinq étoiles étiquetées de A à E par les astronomes.  Avec une magnitude apparente de 4, A et B sont les plus brillantes et sont si proche l’une de l’autre qu’elles apparaissent comme une seule étoile, même dans les plus gros télescopes. Mais avec un télescope d’amateur, à x100-150, on résout facilement les composants C, D et E. L’étoile C est la plus faible, avec une magnitude de 9, et située à environ 11″ d’arc de la primaire. D et E sont plus brillantes, à la magnitude 7, et se trouvent respectivement à 12″ et 42″ de la paire AB. On peut distinguer l’ensemble de ces étoiles dans un télescope de 100 mm de diamètre ou plus, à un grossissement de x100.

Les composantes A et B, très proches, sont extrêmement massives et lumineuses : plus de 35 000 et 30 000 fois plus brillantes que notre Soleil, et avec une masse totale de presque 35 Soleils.  Elles sont séparées par une distance de seulement 90 unités astronomiques (UA), un peu plus que deux fois la distance Soleil – Pluton, et elles orbitent l’une autour de l’autre en 170 ans.
La composante C de Sigma Orionis est à quelques 3900 UA de la paire A/B, et D et E en sont distantes de  4 600 et 15 000 UA (environ 1/4 d’année-lumière). Par suite de leur faible lien gravitationnel avec leurs sœurs plus massives, les composantes C, D, et E de Sigma Orionis pourraient éventuellement quitter l’orbite de A/B et partir dans la galaxie en étoiles solitaires.
Le système de Sigma Orionis est à environ 1 150 années-lumière du Soleil

Le rayonnement ultraviolet émis par A/B excite les nuages de gaz et de poussière environnants.  A et B termineront leurs vies dans de spectaculaires explosions de supernovae,  tandis que les composantes moins massives C, D, et E finiront en naines blanches après avoir brièvement expulsé leurs atmosphères comme nébuleuses planétaires.
La composante E est une étoile étrange, pourvue d’un puissant champ magnétique et de curieuses régions riches en hélium dans son atmosphère.


Image du système de Sigma Orionis (en haut à gauche) montrant chaque étoile composante. La paire A-B n’est pas résolue. En bas à droite se trouve l’étoile triple Struve 761.
Crédit photo : Astronomical Society of Southern Africa/SAAO.

En prime à l’observation, n’oubliez pas de pointer votre télescope juste au Nord-Ouest de Sigma Orionis pour voir le système d’étoiles triple Struve 761.  Suivant votre montage optique, vous pourriez voir ce système dans le même champ que Sigma Orionis. Cette étoile triple est bien séparée, et les trois composants de magnitude 8 sont visibles dans un petit télescope.

Sigma Orionis, Struve 761, les étoiles de la Ceinture d’Orion, et les étoiles en formation dans la nébuleuse d’Orion font toutes partie de la magnifique association Orion OB1, un agrégat récemment formé de gaz, de poussière et d’étoiles jeunes, qui commence seulement maintenant à se disperser dans le bras d’Orion de la Voie Lactée.


Le cercle rouge indique l’emplacement de l’étoile de magnitude 3 Sigma Orionis, juste au Sud de l’étoile Alnitak dans la constellation d’Orion.

Cette région de la ceinture d’Orion est le rêve des astrophotographes. Dans le même champ que Sigma Orionis, on trouve les nébuleuses de la Tête de Cheval et de la Flamme ainsi que d’autres belles nébuleuses d’émission et de réflexion (voir photo en début d’article). En observation visuelle on ne voit que des étoiles dans cette région du ciel, bien qu’on puisse saisir quelques aspects de la nébuleuse de la Flamme, et, si vous avez un gros télescope, un ciel bien noir et un filtre H-Beta, un soupçon de la Tête de Cheval elle-même.

46P Wirtanen nous prépare un beau spectacle…

La comète périodique 46P Wirtanen approche de la Terre : actuellement visible dans le ciel austral, dans la constellation du Fourneau, elle présente une magnitude de 7,1, ce qui la rend déjà visible dans des jumelles. Elle se dirige vers le Nord, et sera bientôt présente dans le ciel boréal, à partir des environs du 15 novembre. Elle continuera à s’approcher de la Terre en augmentant son éclat, jusqu’à son périhélie qui coïncidera avec son passage au plus près de la Terre (à 11 620 000 km, soit 30 fois la distance Terre-Lune)

L’animation ci-dessous montre le trajet que suivra la comète :

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=eI-ci99XLAM

Cette comète, très active, devrait devenir visible à l’œil nu, elle passera le 16 décembre juste entre les Pléiades et les Hyades, et le 23 décembre elle frôlera l’étoile Capella, dans la constellation du Cocher. A ce moment, sa magnitude sera de l’ordre de 4, voire même 3 selon certaines prévisions.

Il y aura certainement de très belles images à faire, que les astrophotographes préparent leurs instruments !

La carte ci-dessous, établie avec le logiciel « Cartes du Ciel », montre les positions de la comète au fil des mois de novembre et décembre. Les indications portées sont : le mois en premier nombre, le jour en deuxième, et la magnitude estimée en troisième.

Il ne reste plus qu’à espérer un ciel dégagé !

 

Une bonne année pour la Fête de la Science

Placée sous le thème général : »Les idées reçues et comment s’en débarrasser », la Fête de la Science était programmée cette année sur une grande partie du mois d’octobre, avec en particulier deux week-ends. Ces deux temps forts ont été mis à profit par l’AAA, avec deux animations :

Le dimanche 7 octobre, à 14 heures, dans le grand amphithéâtre d’Alimentec, à Bourg, J. C. Alléhaux a présenté une conférence sur le sujet : l’exploration de la planète Mars, des origines de l’astronomie jusqu’à nos jours et au futur proche.

Un public d’une trentaine de personnes a suivi cet exposé, avant de pouvoir retrouver d’autres animations en rapport avec l’espace et l’astronomie : un stand destiné aux plus jeunes posait la question : « Au fait, ça sert à quoi d’aller dans l’espace ? », tandis que le Planetarium Bressan de notre ami Yves Lhoumeau proposait rien moins qu’un voyage dans l’Univers. 

Le samedi suivant, le 13 octobre, la météo était avec nous pour une soirée publique à l’observatoire Pierre Joannard. La température était encore clémente pour la saison, et le ciel était sans nuage. 

                           
Nous avons reçu en cours de soirée une centaine de personnes, souvent venues en famille ou en groupe, qui se sont répartis vers les quatre télescopes manœuvrés par Henri, Claude, Emmanuel et Jean-Claude. Aux personnes qui patientaient en attendant une place à un oculaire, Gérard, armé de son laser magique, détaillait les constellations d’automne et leurs légendes.

Au cours de la soirée nous avons pu suivre la Lune, sous forme de croissant,  jusqu’à son coucher, ainsi que les planètes Saturne et Mars. Les télescopes ont également révélé quelques joyaux du ciel profond : la galaxie d’Andromède, le double amas de Persée, les Pléiades, des amas globulaires comme M13, M92 ou M15, des nébuleuses planétaires visibles en automne comme M57 ou M27, de amas ouverts intéressants ou évocateurs, comme NGC 457 (la Chouette), M 11 (le canard sauvage), M 52 (sel et poivre d’automne !), et bien d’autres.

Le public passionné est resté sur place jusque vers 23 h 30, heure à laquelle est arrivé un dernier couple de spectateurs néophytes pour lesquels nous avons « joué les prolongations ».

Nuit des Etoiles à Domsure

À l’automne 2015, la municipalité de Domsure présentait aux habitants un projet d’extinction de l’éclairage public entre 23 h et 5 h du matin, l’enjeu étant, pour ce village de 480 habitants, de réduire d’environ 3500 € la facture énergétique de la commune. La décision a été entérinée par un vote des habitants, et cette extinction nocturne est appliquée désormais à la satisfaction de tous.

 

Pour fêter ce bon accord au sein de la commune, le Maire de Domsure a proposé à ses administrés, le 15 septembre dernier, une « Nuit des Étoiles » spéciale, avec un programme adapté à tous les publics :

  • Dans la salle des Fêtes, toute l’après-midi du 15 septembre, le Planetarium Bressan, animé par notre ami Yves Lhoumeau, a présenté à des petits groupes d’une quinzaine de personnes les plus beaux aspects du ciel avec ses constellations, ses planètes et ses galaxies.
    En attendant leur tour, les visiteurs pouvaient profiter d’une exposition de photos astronomiques réalisées par les membres de l’AAA, et d’une présentation de livres, le tout avec les explications de Jean-Claude.
    Ce sont 62 personnes, petits et grands, qui ont ainsi passé de longs moments au fil de l’après-midi.


 

  • Le soir, à partir de 20 heures, pendant que Claude et Raphaël installaient  trois télescopes sur le terrain de football, Jean-Claude expliquait à un auditoire attentif, dans la salle des fêtes, le mécanisme des saisons et les différents aspects du ciel au cours de l’année.
  • Puis au final, les lumières du village ayant été éteintes, tout le monde s’est retrouvé autour des télescopes par une superbe soirée, sans nuages et avec une température estivale. De 21 h 15 à 23 h 30, les assistants ont pu voir tour à tour la Lune, Saturne, les étoiles doubles comme Albireo, des amas ouverts et globulaires (M 13, M 11, NGC 457 avec ses « yeux de chouette »…), quelques nébuleuses planétaires (M27, M57), et bien sûr la belle galaxie d’Andromède, avec de temps en temps une belle étoile filante comme une cerise sur le gâteau.

L’ensemble des participants s’est déclaré très satisfait de cette découverte du ciel, et à Domsure, personne ne regrette d’avoir voté pour l’extinction de l’éclairage public

L’Association est en deuil

Georges Di Donna

Georges Di Donna rejoint le firmament.
L’Association Astronomique de l’Ain pleure son trésorier passionné. Georges nous a quittés dans sa quatre-vingtième année.
Passionné d’astronomie depuis sa jeunesse, il avait, tout au long de sa vie, accumulé une somme remarquable de connaissances en étudiant des ouvrages scientifiques et en observant le ciel. Il avait rejoint l’association en 1973, il était le trentième adhérent.
Avec un dévouement hors du commun, une simplicité souriante et une discrétion permanente, Georges a su faire partager sa passion à tous les membres de l’association.
Sa compétence et son engouement pour l’astrophysique l’avaient amené à organiser et animer régulièrement des soirées dédiées à la cosmologie, toujours très appréciées dans la salle de réunion de l’observatoire Pierre Joannard, situé sur la commune de Ceyzériat.
Membre actif du bureau, il en était devenu depuis quelques années le trésorier. Sa rigueur et son assiduité n’avaient d’égales que son efficacité et son souci de présenter une situation financière irréprochable aux assemblées générales et à l’administration.
L’Association Astronomique de l’Ain perd un de ses piliers et ressent une profonde émotion, elle adresse à sa famille une intense pensée de réconfort. Mais malgré l’immense tristesse que nous, membres de l’AAA, nous éprouvons maintenant, nous gardons l’espoir d’apercevoir dans ce ciel étoilé, que Georges a tant adoré, analysé et scruté, une lueur scintillante illuminant nos cœurs, nous rappelant ainsi qu’à travers le firmament, Georges reste pour toujours présent parmi nous.

NUITS DES ETOILES 2018

Comme les années précédentes, la première des Nuits des Etoiles 2018 avait lieu à Courtes, à la Ferme-Musée de la Forêt, le vendredi 3 août.

Le public a été plus nombreux qu’en 2017, environ 120 personnes d’après les organisateurs (office de tourisme de St Trivier de Courtes). Les visiteurs pouvaient profiter de la visite gratuite et commentée de la Ferme-Musée, puis passer de télescope en télescope pour découvrir les beautés du ciel. Malheureusement la partie Sud-Est du ciel est restée obstinément couverte pendant pratiquement toute la soirée, ce qui a en particulier soustrait aux regards les planètes Saturne et Mars, pourtant très attendues. Il restait cependant la majestueuse planète Jupiter, entourée de son cortège de satellites, et quelques objets du ciel profond, au zénith ou au Nord-Est, comme la galaxie d’Andromède. Il a aussi été possible de faire un tour dans les constellations de l’été, sous la conduite de Gérard et de son rayon laser magique.
Quelques éclairs en milieu de soirée, au milieu des nuages, ont inquiété un moment les opérateurs des télescopes, mais la soirée s’est finalement achevée vers minuit sans une goutte de pluie.

         

Pour la seconde soirée, le 4 août à l’observatoire Pierre Joannard, la météo a été favorable de bout en bout. C’est donc une foule très nombreuse, que nous avons évaluée à environ 700 personnes, qui est venue, au fil de la soirée, satisfaire sa curiosité et parler d’astronomie.
La température était vraiment estivale, avec 32° en début de soirée et 25° à la fin (1h du matin).12 bénévoles de l’AAA encadraient la manifestation, et 7 instruments, dont 3 « gros tubes » de 300 mm et une paire de jumelles « grand format », étaient pointés vers différents objectifs, cependant que Philippe de la Cotardière animait un « espace discussion », et qu’Evelyne proposait quelques boissons à nos visiteurs.

Les observations ont commencé par les planètes visibles dès le coucher du soleil : Vénus, qui se présentait en un croissant comme la Lune, puis Jupiter avec quatre satellites comme des petits points lumineux, Saturne avec ses célèbres anneaux, et enfin Mars dont l’éclat attirait tous les regards.

Une fois la nuit complètement tombée, le « montreur d’étoiles »Gérard entamait à la pointe de son laser la visite des constellations du ciel d’été, avec les légendes qui leur sont attachées. Le sujet a tellement plu qu’il a au total répété six fois son exposé, à mesure que de nouveaux auditeurs se présentaient.

Puis vers la fin de la soirée, les télescopes se sont pointés vers des objets plus lointains, amas d’étoiles, nébuleuses et galaxies. On a suivi au cours de la soirée le passage de la station spatiale internationale, des plusieurs satellites artificiels, sans oublier de belles étoiles filantes.

Il faut rendre hommage à la patience et à la discipline manifestée par le public, qui a sagement fait la queue de longues minutes pour accéder aux oculaires pendant quelques secondes, et qui a parfaitement observé les consignes de sécurité, notamment pour la circulation automobile réglementée en sens unique.

Cette soirée a bénéficié de plusieurs échos dans la presse locale, que vous retrouverez en suivant les liens ci-dessous :

https://c.leprogres.fr/ain-01-edition-bourg-et-environs/2018/08/06/nuit-des-etoiles-700-curieux-a-l-observatoire-du-mont-july

https://c.leprogres.fr/ain-01-edition-bourg-et-environs/2018/08/07/nuit-des-etoiles-2018-organisee-par-l-association-astronomique-de-l-ain-gpso

ECLIPSE DE LUNE – 27 JUILLET 2018

L’événement était annoncé sur les médias nationaux depuis quelques jours : éclipse totale de Lune, et en prime, le passage de Mars à l’opposition, à une distance de la Terre la plus proche depuis 2003 : il n’était donc pas étonnant que la foule soit nombreuse aux grilles de l’observatoire Pierre Joannard ce vendredi soir 27 juillet. Malheureusement, malgré un ciel sans nuage les jours précédents, des nébulosités envahissaient peu à peu le firmament, si bien qu’au lever de le Lune il n’y avait absolument rien à voir dans le ciel.
Le public, évalué à plus de deux cent personnes, ne s’est pas découragé, et s’est installé sur la pelouse de l’observatoire pour voir les instruments, visiter la coupole, et discuter avec les bénévoles de l’AAA. Et la patience a été récompensée ! Au fil de la soirée, on a vu apparaître quelques étoiles au zénith, puis une faible lueur rougeâtre derriére les nuages à l’Est. A l’occasion d’une brève déchirure dans le rideaux nuageux, Romain, dont la lunette armée d’un APN, était en position, a pu capturer dans un fond de brume une Lune cuivrée du plus bel effet.

Puis le rideau opaque s’est peu à peu dissipé, et nous avons pu assister à la dernière phase de l’éclipse, avec une Lune en croissant inhabituel qui a retrouvé vers minuit son aspect entièrement éclairé.
Profitant de l’embellie, les télescopes se sont tournés aussi vers Saturne, Mars et quelques objets du ciel profond comme M57 ou M31.

Rendez-vous est maintenant pris pour la prochaine éclipse de Lune, le 21 janvier 2019. Mais là, ce sera plus dur, puisqu’on sera en plein hiver, et que l’éclipse sera visible en seconde partie de nuit !